Portes ouvertes EARL DURET à Etusson (79) sur la valorisation des prairies pâturées le 10 juillet 2014

Photo groupe

Cette journée du 10 juillet 2014 a réuni une quarantaine de personnes motivées par le thème de la journée « Valorisation des prairies pâturées ».

Photo Ghislain

Ghislain Mainard, son parcellaire, ses paddocks et son calendrier de pâturage

Ghislain a pour but de maximiser la production de viande par hectare de prairies pâturées, en faisant le minimum de stock. Sur les 130 ha d’herbe que compte son exploitation il y fait pâturer 500 brebis Romney et la suite, 120 vaches Salers et la suite (vêlage 2 ans et 100% IA) et 200 génisses à l’engraissement (objectif 340 kg carcasse à 24 mois) sans complémentation à l’herbe

Photo genissePhoto vache

Dans une démarche coût de production, Ghislain cherche à produire le maximum des kg de viande à moindre coût par hectare de prairie, les périodes de mise bas de ses brebis et vaches sont calées sur la pousse de l’herbe. C’est-à-dire qu’à l’arrivée de l’été, étant sur des sols séchants, les agneaux et les veaux sont sevrés et vendus pour que les mères soient à l’entretien (période où les besoins sont les plus faibles).

Après un voyage en Nouvelle Zélande (en zone sèche), Ghislain est revenu perplexe et a mis en place les systèmes qu’il avait pu observer. Pour ce faire il a cherché les compositions floristiques les plus adaptées à son contexte d’exploitation et a misé sur des prairies très riches en légumineuses (Trèfle blanc, violet et incarnat) avec du plantain (riche en tannins pour limiter les risques de météorisation), de la chicorée (pour structurer le sol) et des graminées (pour « un effet pare-soleil »). La composition de la prairie est tout aussi importante que la conduite du pâturage ! Aucun apport de fertilisation ou d’amendement n’est réalisé, la fertilisation se fait par les restitutions au pâturage. L’enracinement des plantes doit être profond pour qu’elles puissent maximiser la production fourragère en gagnant des jours de production notamment en été.

Pour faciliter le pâturage, les parcelles sont découpées en paddocks. La taille de paddock est adaptée à la production fourragère et à la taille du lot d’animaux. C’est pourquoi cet hiver 40 km de clôture ont été réalisés. Les animaux restent sur les paddocks 24h (en pleine pousse de l’herbe), 48h ou 72h. Toutes les parcelles sont alimentées en eau par des tuyaux qui vont être enterrés, un bac de 70 l est déplacé à chaque fois que les animaux changent de paddock.

Etre un éleveur herbager non extensif implique un contrôle régulier de la croissance des animaux. Ainsi Ghislain pèse ses génisses tous les mois, et les agneaux en engraissement toutes les 3 semaines. « La bascule c’est le tank à lait de l’éleveur allaitant » il se sert de cet indicateur pour vérifier que la ration corresponde aux objectifs de croissance qu’il s’est fixé mais il s’en sert également comme indicateur de santé. Si les animaux ne font plus de croissance, et que l’herbe est de qualité et donnée en quantité suffisante, il réalise des coprologies ciblées pour contrôler le niveau d’infestation parasitaire. Ghislain joue la carte de l’immunisation naturelle, aucun traitement systématique n’est réalisé.

Portes ouvertes EARL DURET à Etusson (79) sur la valorisation des prairies pâturées le 10 juillet 2014

L’association Salers de l’ouest organise une porte ouverte sur la thématique du pâturage chez Gilshain Mainard, éleveur de salers dans les deux -sevres.

Pour plus de details voir l’invitation     PO EARL DURET 2014

Voyage en haute Normandie

Voyage le 3 et 4 décembre 2013 en haute normandie ( région de Dieppe)

visites de trois élevages salers

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Voyage en Normandie ( aux alentours de Rouen) : visites d’élevages  programme définitif en septembre

AG 2013 le paturage dynamique au menu

A l’occasion de leur assemblée générale le 26 mars à Orgères, les adhérents de l’association Salers de l’Ouest ont découvert le pâturage dynamique, un thème retenu dans la continuité de l’AEI (Agriculture écologiquement intensive) qui avait été abordée l’an passé. « C’est un exemple de ce que peut être concrètement l’AEI », a précisé Jean-Louis Hervagault, président de l’association. Spécialiste de la gestion des systèmes herbagers, John Bailey (Pâture Sens) a détaillé cette technique venue de l’hémisphère sud visant à accroître les performances au pâturage

paysan breton ag 2013